Montres
Produit 2017
Homme

CASIO PROTREK WSD-F20

La CASIO PROTREK F20 est la dernière née de la famille CASIO, une SMART F10 améliorée. Elle repose sur le même socle technique, ressemble en beaucoup de points à sa petite sœur, mais cette fois, pourvue d’une puce GPS, on attend d’elle d’autres fonctionnalités. Ne s’appelle-t-elle pas «PROTREK» ?

 

PRISE EN MAIN

A l’instar de la F10, l’installation et la prise en main de la montre CASIO PROTREK F20, sont très intuitives.

Tout se fait de manière guidée, ET avec un téléphone androïd, l’installation est un jeu d’enfant. En cinq minutes la Casio androidwear est opérationnelle (pour peu que l’on soit familiarisé avec les smartphones et Android)

La même attention est à porter au chargeur, il est magnétique et si l’on ne prend pas garde il se détache très facilement et la montre ne se recharge pas. Dommage qu’il n’y ait pas eu d’évolution sur ce point.

L’installation se déroule comme sur le modèle précédent et des informations seront à saisir sur le téléphone, notamment tout ce qui concerne le compte Google.
La logique reste la même, simple à intégrer. On clique pour sélectionner, et on effectue un balayage de droite à gauche ou de haut en bas pour changer les menus.

 

 

 

TOUR D’HORIZON

La montre conserve le même look sympa, style aviateur, fournie en deux couleurs (Orange et Noir), toujours assez imposante et épaisse sur le poignet, pas simple à glisser sous des vêtements techniques de montagne par exemple, et assez lourde.
Les commandes de type « boutons » demeurent, au nombre de 3 et sont simples.
Le bouton central permet de revenir toujours au cadran principal de la montre, ou au menu général.
Les 2 autres boutons sont paramétrables et on peut en affecter un par exemple aux fonctions TOOL (boussole, altimètre, baromètre, graphique des marées, lever et coucher de soleil et «mon graphique») et l’autre à une application spécifique ou aux fonctions de training (voir plus loin).

L’écran de la montre est digital et paramétrable. Il peut ainsi revêtir différents aspects, différents cadrans, donnant à la montre un look différent, et, on le verra plus loin, affichant également des fonctions différentes.

Le paramètrage de la montre n’a pas changé.

 

 

La sensibilité de l’écran digitale au touché est toujours excellente et si l’on ne souhaite pas cliquer pour réactiver l’écran il est possible de paramétrer la montre pour qu’un léger mouvement de rotation réactive le cadran sélectionné.
Les fonctions TOOLS (boussole, altimètre, baromètre…) n’ont pas subit de changement et restent classiques, très simples et intuitives.

Concernant la batterie, la consommation excessive demeure un souci. On adoptera encore les quelques « trucs » qui peuvent aider à la limiter : le cadran à économie d’énergie, le réglage de luminosité et la mise en veille automatique .

Au premier regard la PROTREK a plutôt belle allure, simple d’utilisation, avec des fonctions intéressantes, et qui plus est, connectée :
– Déclenchement les applications du téléphone à partir de la montre.

– Réception des notifications de ces applications.

– Exécution de quelques applications Google sur la montre… etc… tout ça, bien sur, si la montre est connectée en bluetooth.
CASIO fournit toujours en standard certaines applications :

– la météo (Weather.com) : Application connectée, qui fournit température, vent et la méteo à 4 jours du lieu où vous vous trouvez.

– Alarme, chronomètre, minuteur,

– En mode connectée vous disposez de vos contacts, agenda, rappel

-Des liens de téléchargement d’applications recommandés par CASIO, notamment Google Play qui donne accès au monde AndroidWear.

 

La panoplie des applications AndroiWear ne cesse de croitre. L’installation d’une application est très rapide, notamment en WIFI ou 3/4G. Attention, certaines applications nécessitent de s’inscrire en ligne, et il est alors obligatoire d’utiliser le smartphone pour le faire.

 

 

RENTRONS DANS LE MOTEUR

Pour aller plus loin, même punition que pour la F10, il faut télécharger le manuel utilisateur. Casio ne l’a toujours pas intégré au Package de base (Ce n’est malheureusement pas dans l’air du temps dans un monde connecté). Le guide de démarrage fourni dans le coffret d’emballage, n’a pas changé et reste insuffisant pour paramétrer correctement la montre avec les applications Android. Il faut fouiller sur Internet.
C’est dans ce manuel que l’on trouve le paramétrage fin de chaque fonctionnalité de la montre, l’utilisation bien distincte d’un cadran à l’autre de la Casio, et quelques manipulations qui permettent d’appréhender tous ses paramètres et possibilités .
On y trouve quelques détails sur les applications fournies de base avec la montre notamment pour paramétrer toutes les activités de plein air : Google Play, Activités, Fit et Exercice Fit, et location Memory dernière application qui propose en standard une carte et la localisation.

 

 

La partie «connectée»
Les fans de montres connectés seront encore satisfaits des fonctions d’envoi de SMS vocal sans toucher le téléphone ou autre fonction normalement dévolue à un smartphone (notifications pour les SMS, Whatsapp, l’agenda et les mails). Quoi de plus grisant pour un geek de parler dans sa montre comme agent secret 😉
Et la reconnaissance vocale fonctionne plutôt bien.

On pourrait seulement regretter qu’il n’y ait pas eu d’évolution dans ce domaine de la F10 à la F20.

 

Il est bien toujours possible de télécharger des cadrans de montre multifonction soit gratuitement soit en version premium, avec en plus le choix des cadrans avec fonction de localisations (malgré tout pas très nombreux dans la bibliothèque Android)

Attention, la plupart des cadrans de montre intéressants en termes de fonctionnalité sont payants (offre premium de 1€ à 5€).
Deux exemples gratuits et assez complets:

– le cadran voyageur (proposé en standard sur le modèle F20) : qui permet d’afficher les données d’une application (exemple l’agenda), la boussole, l’altitude, la pression par simple pression sur le petit cadran secondaire
– black classic watch face (à télécharger) : qui permet de gérer la musique sur le téléphone, lancer un appel téléphonique, donne accès aux paramètres et applications de la montre et l’état de la batterie de la montre et du téléphone.

 

Qu’en est-il sur le terrain ?

 « Je souhaite me monter un plan d’entrainement et/ou suivre mon activité physique et mes performances »

Les 3 applications proposées, Activités, Fit et Exercice Fit n’ont pas vraiment évolué.

Seule l’application Activités propose 2 thèmes de plus : ski et pagaie.

 

 

l’application activités pour tout ce qui est outdoor (randonnée, vélo, ski, pagaie, pêche)
En 2 ou 3 clics le paramétrage est effectué. Par exemple pour une randonnée à pieds, la montre demande l’objectif. Il faut indiquer l’altitude que l’on souhaite atteindre.

Une petite application secondaire de la montre, CASIO MOMENT SETTER (à télécharger via Google Play), permet d’ajouter des notifications en fonction de certains événements (ex. Alerte tous les 200m de dénivelé atteints.. par exemple…. ou s’hydrater toutes les heures…)

Et c’est parti :

Au fur et à mesure de l’exercice, la montre donne des indications de mesures :

– En randonnée la montre indique, le dénivelé restant à réaliser, la vitesse verticale (en montée et en descente) ainsi que la distance parcourue.

On passe d’un écran à l’autre par balayage sur l’écran ou avec le bouton du haut.

– A vélo il n’y a pas d’objectif à fournir au départ. Une fois partie (bouton Start) la montre indique la vitesse moyenne, la vitesse maximale et la distance parcourue.

– Pour la pêche, la montre calcule le nombre de prises effectuées et la distance parcourue.

Pour chacune de ces activités une carte montre la trace du chemin parcourue.

– Pour le SKi, la montre chronomètre les descentes (appelée «glissades» dans les menus, terme un peu «désuet», probablement mal traduit), en indiquant la distance, la vitesse max et le temps réalisé.

 

 

FIT et Exercice FIT, 2 applications Google fournie en standard et qui n’ont pas évolué (plans d’entrainement et tests de performance) dans un ensemble d’activités physiques (Marche, course, pompe, vélo, Stepper, musculation….)

Exemples :

– séance de pompe quotidienne. La montre compte les pompes et signale l’objectif atteint.

Le comptage des pompes est à ce jour peu précis (précision du gyroscope ?) et je n’ai pas trouvé comment changer le niveau (débutant, intermédiaire). J’imagine que c’est dans la documentation en ligne de ces deux applications… Il est clair que dans un monde connecté, il faut savoir se débrouiller sur Google ….

– marche ou course quotidienne. La montre enregistre la distance parcourue, la vitesse moyenne, le nombre de pas effectuées, et le nombre de calories dépensées. Ces applications Google ne sont pas très intuitives et mal documentées.

 

 

« Je pars pour un raid en montagne, alpinisme ou ski de rando ».
De quoi ai-je besoin ? Savoir où je suis sur une carte, connaitre l’altitude du lieu où je me trouve, pouvoir m’orienter.

 

La CASIO possède une puce GPS, on pourrait penser pouvoir disposer de fonction de navigation en parfaite autonomie.

Et bien pas tout à fait. Il faut quand même l’association d’un logiciel de randonnée sur le smartphone pour bénéficier de ces fonctionnalités en mode connecté.

La seule application aujourd’hui compatible avec la CASIO reste Viewranger, application qui propose en standard des cartes OPenSTreetMap au 25000eme. Les cartes IGN sont payantes (quel que soit l’équipement).

 

 

Il manque toujours les fonctions de navigation sur la montre (suivi d’une trace, traceback, aller vers un point).

On aurait pu penser qu’avec la puce GPS on s’affranchissait du téléphone …

 

La méthode reste donc la même (à quelques détails près) :

– lancer l’aplication viewranger sur le téléphone

– créer la route sur le smartphone (Il vaut mieux l’avoir créée au préalable ou sur internet via son compte viewranger)

– Lancer la navigation sur le téléphone en demandant de «suivre la route». Il faut que la localisation soit activée sur le téléphone (mais alors, à quoi sert la puce GPS de la montre?…)

– Petite nouveauté, l’activation de la navigation sur le téléphone déclenche l’application viewranger sur la montre.

Il semblerait qu’on puisse, seulement lorsque la montre a lancé viewranger, désactiver la localisation sur le téléphone (fonctionnement un peu alambiqué).

– Automatiquement la montre affiche un cadran permettant d’enregistrer la trace

Puis en balayant les écrans de droite à gauche, on fait apparaitre successivement

– le prochain point à atteindre, et sa distance du lieu où vous êtes, avec une flèche indiquant la direction.

– la carte indiquant votre position et le trajet en cours.

Toutes ces informations proviennent du téléphone, c’est l’intérêt du mode connecté, mais pour la F20 on aurait souhaité quelque chose de propre à la montre…

Le point GPS fourni par la montre et le suivi sur la carte sont précis et fiable (valeurs très proches – plus ou moins quelques mètres – de celles fournies par d’autres GPS, ce qui correspond à la précision du signal). En revanche, la montre perd facilement le fix et une bonne dizaine de fois en 3 heures il m’a fallu attendre 30 secondes pour obtenir les coordonnées GPS.

 

 

Si l’on est perdu, comment faire ? Toujours pas de trace back. Il faut arrêter la navigation sur le téléphone puis inverser la route sur l’application viewranger du téléphone, et relancer la navigation… toujours aussi fastidieux.

 

La gestion des deux appareils, le téléphone dans la poche, et la montre au poignet, reste très contraignante, car, même si on a les mains libres, le petit bout de carte affichée sur la montre ne vaut pas une vraie IGN TOP 25, où au pire un affichage de smartphone.

Enfin, les montres concurrentes, comme GARMIN ou SUUNTO, ou autre GPS de poignet, sont totalement autonomes dès lors qu’on a chargé la route à suivre.
Au fur et à mesure de la sortie, on a bien sur les TOOLS, inchangés, toujours de bonnes qualité et fiable, qui donnent les indications d’altitude, direction, pression atmosphérique… etc.
Il est possible de calibrer de manière simple la boussole (par des mouvements de rotation), l’altimètre et le baromètre (valeur à rentrer). Chaque TOOL propose deux écrans, le premier avec la valeur instantanée et le deuxième avec l’évolution au cours des 6 et 12 dernières heures.

L’altimètre est assez précis, et se recale facilement en mode manuel.

 

 

Côté écran, on apprécie son rétroéclairage efficace et le réglage de la luminosité permet une excellente utilisation par jour très clair ou à la nuit tombée.
Enfin, en termes de consommation, on a toujours 2 appareils qui consomment au lieu d’un (la montre et le téléphone) : 3H de rando avec utilisation de la carte et du GPS, la montre passe de 100% à 64% et le téléphone de 100% à 70% (juste le bluetooth). L’autonomie est d’une journée si l’on ne change pas le cadran en passant au mode 2 couches..

On gagne légèrement en consommation sur le téléphone par rapport à la CASIO F10, mais on reste dépendant.
Avec cette CASIO F20, et malgré le GPS, CASIO n’a pas su évoluer vers une montre plus PRO (Son nom, PROTREK, pouvait nous faire espérer).

Après approfondissement, la montre reste décevante et toujours compliquée à utiliser puisqu’il faut compter sur deux équipements, la montre associée à son smartphone. Elle reste un joli gadget de geek, un peu un couteau suisse, un beau bijou mais pour une utilisation sérieuse elle n’est pas très fonctionnelle et ne saura satisfaire ni les vrais baroudeurs (les fonctions de navigation n’ont pas fait l’objet d’amélioration), ni les accro aux entraînement puisqu’elle n’a pas évolué dans ce domaine des fonctions training et qu’il manque toujours cruellement le capteur de fréquence cardiaque.

Elle n’atteint toujours pas le niveau des GARMIN et SUUNTO.

 

 

Le concept de montre connectée reste inadapté et est sans doute à remettre en cause en raid, randonnée ou alpinisme, activités pour lesquelles on cherche la simplicité, la réactivité, et le simple fait d’être dépendant de deux appareils est une contrainte forte (utilisation plus compliquée, consommation plus forte, risques de pannes).

L’idéal reste la montre qui peut importer un bout de carte, ou une route (fichier .gpx) ou une application afin de la rendre totalement autonome et moins consommer d’énergie liée aux échanges bluetooth avec le téléphone.

 

"Elle reste un joli gadget de geek, un peu un couteau suisse, un beau bijou mais pour une utilisation sérieuse elle n'est pas très fonctionnelle et ne saura satisfaire ni les vrais baroudeurs (les fonctions de navigation n’ont pas fait l’objet d’amélioration), ni les accro aux entraînements"

Notes

  • 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
  • Ergonomie
    8
  • Précision altimètre
    9
  • Autonomie batterie
    3
  • Fiabilité boussole
    9
  • Fonctions connectées
    7
  • Navigation
    3
  • Précision GPS
    9

Prix : 499

Poids

92 gr

Note globale

6.86

TEST LONGUE DUREE

février 2018

Nous avons utilisé cet équipement sur une longue période de temps
Voici ce que nous pensons après une utilisation intensive :

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  1. Kalisto dit :

    Une partie de votre analyse est erronée.

    Il est tout à fait possible d’avoir une cartographie embarquée dans la montre et la consulter en étant déconnecté du téléphone (mais il faut le présence du téléphone et de casio moment setter pour télécharger la cartographie).
    Cela permet d’avoir une cartographie offline dans l’appli Casio Location memory et dans l’appli Casio Activité.

    De même il est possible de suivre une route en offline via l’appli viewranger . Les routes doivent préalablement avoir été uploadées à partir de l’application viewranger du smartphone.

    Par contre effectivement pas de trackback sans avoir préalablement enregistré la trace sur le smartphone (avec viewranger). C’est regrettable.

    Concernant les applications, celles optimisées pour android wear 2.0 peuvent tout à fait fonctionner en offline et en l’absence de smartphone ou de connection bluetooth.
    C’est le cas de la plupart des jeux (parmi ceux qui fonctionnent) et de l’application runtastic par exemple.

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