Chaussures
Produit 2018
Homme

Salomon S/Lab Sense Ultra

Avant d’aborder le résultat du test terrain de l’étonnante S/Lab Sense Ultra, il faut bien avouer que Salomon s’est remis au travail en matière de chaussures de trail. Les gammes précédentes donnaient l’impression que Salomon surfait sur ses acquis.

En 2017, les produits restent certes dans la continuité mais ils ont été revus et intelligemment peaufinés. Les produits S/Lab sont nombreux et doivent être choisis avec la plus grande attention car chaque caractéristique a été murement réfléchie. Le « vrai » et « bon » détaillant devra bien entendu connaître les subtilités de chaque modèles, dont il aura pris notamment connaissance au bas de la fiche produit.

 

Pour la S/Lab Sense Ultra, ça donne : poids : 3 (sur une échelle de 5). Amorti : 4 (la S-Lab Sense 6 SG est à 2). Stabilité : 4. Protection : 4. Même la respirabilité est étalonnée pour chaque modèle (4 pour la S/Lab Sense Ultra). Plus surprenant, la chaussure a été classée sur une échelle de durabilité : 3 en l’occurrence. On sait donc presque exactement à quoi s’en tenir (même si ça dépend de l’usage que l’on en fait et de la fréquence).

 

Il faut rajouter les qualités d’appui de la chaussure, plutôt médio pied pour la S/Lab Sense Ultra, son drop de 9 mm (27 mm/18 mm) et le volume qui convient aux pieds medium à fins.

 

Ces chiffres et cette précision dans la conception et la fabrication ne peuvent se substituer à l’expérience du terrain, seule juge de paix.

 

Le chaussage n’est pas des plus aisés, Salomon n’ayant pas mis de sangle en talon pour aider le passage du pied dans le chausson. La recherche du gain de poids (278 grammes sur notre balance, pour 225 gr pour la S-Lab Sense 6 SG) est nette sur ce produit qui possède peu de mousses de confort et présente, en apparence, une construction minimaliste.

 

Le premier contact visuel est trompeur, il s’agit bien d’une chaussure technique qui offre un enveloppement du pied de haut vol, on le sent dès les premières foulées. Le placement du pied est précis, rien ne bouge, du talon bien calé au cou-de-pied entouré.

 

Le laçage automatique est (enfin) arrivé à maturité : il coulisse relativement bien, n’écrase plus le cou-de-pied et ne martyrise plus les tendons du releveur. Ultra rapide à régler, il ne bouge plus une fois sur les chemins. La boucle de serrage très fine se loge complètement dans le compartiment au sommet de la languette : c’est propre, efficace, rien ne bouge.

 

Les deux premières sensations sont : l’enveloppement du pied et une assisse au sol très rassurante. Dans la foulée, on note un déroulé fluide et une rigidité en torsion bien dosée, on a même l’impression qu’elle est plus importante qu’elle ne l’est réellement (la chaussure est finalement souple). Le grip de la semelle plutôt mordant joue peut-être dans cette sensation de maintien alors que l’empeigne n’est pas nécessairement rigide non plus.

En tout cas, les kilomètres s’enchainent en toute sérénité. Personnellement, pour du très long (son programme), on aurait aimé un peu plus d’amorti. Les premiers kilomètres sont toujours bien gérés en médio pied puis l’appui bascule un peu sur le talon. Ça devient alors ferme, même si le point dur n’apparaît pas tout de suite. La « dureté » de la semelle devient fatigante.

 

L’accroche de la semelle dans la boue, sur des dalles rocheuses est très bonne, on n’a pas pu la tester sur le redoutable calcaire mouillé, ni sur les racines humides.

Même si Salomon classe la durabilité de cette chaussure à trois sur une échelle de cinq, la mousse de la semelle se tasse rapidement, d’autant plus si l’on a un gros gabarit et que l’on est légèrement pronateur.

 

Malgré la présence limitée de mousse, le « confort » est bien présent, on a cru un instant à des échauffements autour du talon mais c’est passé. Le pare pierres est bien conçu, suffisamment protecteur mais pas trop pour ne pas perturber l’inertie de la pointe de chaussure.

 

La qualité perçue de la Salomon est dans les standards du marché ainsi que le soin apporté dans les assemblages. Il est encore trop tôt pour parler de durabilité, on espère que les faiblesses quasi historiques des chaussures Salomon au niveau de la pliure du gros orteil font définitivement partie de l’histoire ancienne.

 

Au final une chaussure à la réalisation soignée, bien étudiée, légère, stable, accrocheuse, pas très amortie, pour aller très loin sur quasiment tous les terrains. Au tarif costaud : 180 euros. Recommandée pour le Xterra grâce à son accroche, sa rapidité de laçage et sa légèreté.

"une chaussure à la réalisation soignée, bien étudiée, légère, stable, accrocheuse, pas très amortie, pour aller très loin sur quasiment tous les terrains. Au tarif costaud : 180 euros. "

Notes

  • 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
  • Maintien du pied
    8
  • Qualité de l’amorti
    7
  • Accroche
    8
  • Assise au sol
    9
  • Pare pierres
    8

Prix : 180

18 mm 27 mm9 mm

Largeur pied

M

TYPE DE PIED

Pronateur Universel Supinateur

Note globale

8.00

TEST LONGUE DUREE

novembre 2017

Nous avons utilisé cet équipement sur une longue période de temps
Voici ce que nous pensons après une utilisation intensive :

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