Toute la lumière sur les frontales PETZL !

« Petzl, leader mondial des frontales ». Tout est dit dans cette petite phrase. Le fabricant français a vendu des millions de ventes de lampes. Ce succès s’est bâti grâce à l’ingéniosité de la R&D, aux départements Petzl, les athlètes et son dirigeant, Paul Petzl, toujours aussi exigeant sur la qualité des produits. Une frontale, ce sont entre 3 en 6 ans de mise au point, une technologie embarquée aux multiples composants… Découverte d’un produit complexe qui illumine nos aventures outdoor, avec Raphaël Bortolotti, Lamp and Helmet development Team Manager et Anne Deroulede cheffe de produits éclairages.

 

Photos : Franck Oddoux Test4outside.com et Petzl.

 

 

Le pratiquant outdoor est sans doute loin d’imaginer le soin et le temps que demande la création d’une frontale. On considère à tort cet élément de sécurité comme un « accessoire » que l’on fourre au fond de son sac sans trop y prêter attention. Pourtant, accroché à une paroi lors d’un rappel, dans le Grand Col Ferret sur l’UTMB, en ski de fond, en ski-alpinisme, en spéléologie, en trek sous la pluie, l’éclairage est vital. La fiabilité ne peut pas être aléatoire : la lampe doit marcher sans coup férir. Lors de l’achat, se pose donc la question de la fiabilité, quelle marque l’a fabriquée et avec quel soin, pour ne pas devenir aveugle en pleine obscurité. La lumière c’est la vie.

 

 

Plus de trente spécialistes pour la mise au point des frontales…

Petzl est historiquement leader mondial des frontales, un parcours amorcé il y a des décennies avec le matériel de spéléologie qui ne souffre aucun compromis et brillamment poursuivi avec la vague des sports outdoor : hiking, trail running, alpinisme… Les produits, les gammes des lampes frontales font références. Leur mise au point concerne plus de trente spécialistes chez Petzl, tous métiers confondus :  R&D, le labo d’essais, les achats, la partie industrielle, le packaging… Juste le bureau d’études compte une vingtaine de personnes qui travaille en équipe avec les autres services, les sous-traitants… Les étapes à franchir sont nombreuses avant la mise sur le marché d’un nouveau modèle. Selon la complexité des lampes, il faut compter entre trois et six ans en amont du lancement !

 

Les projets doivent être validés et labellisés par Paul Petzl, directeur général

Contrairement aux apparences, la frontale est un produit complexe qui compte entre 15 et 50 pièces selon les modèles. Elle fait appel à une multitude de métiers et de savoir-faire. On a de la plasturgie sur l’aspect extérieur, du textile pour le bandeau, des cartes électroniques à l’intérieur, des leds… La lampe est un mix de métiers complètement différents qu’il faut savoir faire cohabiter. Et chez Petzl, quand on décide de lancer une nouvelle frontale, on aime bien partir d’une page blanche, que ce soit en termes de cosmétique ou de fonctionnalité. Ce n’est pas le chemin le plus simple mais certainement le gage, au final, de produits indiscutables et originaux. Une nouvelle frontale doit passer devant un conseil de vigilance. Le projet doit être validé et labellisé par Paul Petzl directeur général. Si le produit ne plait pas au président qui a une exigence assez élevée (!), il ne sort pas.

 

« Nous sommes passés du bulb à des systèmes d’éclairage très complexes » 

Le tournant, comme le souligne Raphaël Bortolotti, Lamp and Helmet development Team Manager, s’est opéré dans les années 2000 : « À cette époque, on a eu vraiment une transformation des technologies liées aux frontales. Nous sommes passés du bulb à des systèmes d’éclairage très complexes. Avec l’arrivée des leds, il a fallu être capables de gérer la puissance, les problèmes thermiques. Le premier électronicien est arrivé un an avant moi, en 2003. Aujourd’hui, notre service compte autant d’électroniciens que de mécaniciens. Les informaticiens occupent un poste important également car on a du soft wear dans les lampes, On passe beaucoup de temps en développement pour optimiser chaque milliwatt d’énergie disponibles dans les piles ou les batteries, sur l’asservissement en puissance et en température ».

Les petites lampes de type Petzl Tkka ont, bien entendu, une mise au point et un fonctionnement plus simple. En gros, on appuie sur un bouton et ça éclaire à des puissances raisonnables, point ! Pour les autres, plus puissantes, on peut malheureusement très vite griller la carte électronique en cas de mise au point défectueuse. La difficulté est d’avoir des lampes puissantes mais qui fonctionnent en sécurité. Ainsi, notre haut de gamme, la Petzl Nao RL a été compliquée à mettre au point car en plus d’être puissante, peu consommatrice, on a dû gérer l’aspect thermique pour qu’elle ne chauffe pas trop et qu’elle ne prenne pas feu…

 

 

Tributaire des grands fournisseurs de batteries…

De manière générale, le maillon faible dans une frontale, c’est la batterie. Même si la technologie, les puissances, la fiabilité évoluent constamment, Petzl est obligé de suivre la mise sur le marché des batteries comme le souligne Anne Deroulede cheffe produits éclairages : « N’étant pas producteur de batteries, Petzl est obligé de piocher dans les catalogues des grands faiseurs comme LG, Samsung, Panasonic. Leurs éléments, plus chers sont aussi et surtout gages de fiabilité et de sécurité. À partir de ces accus, Petzl doit se débrouiller pour gérer au mieux l’énergie disponible et transmise aux leds ».

Le marché compte nombre de produits bas de gamme. Mais il n’y a pas de miracles. La qualité de la batterie, donc de son prix, conditionne l’efficacité du produit. Lors des premières sorties, le bas de gamme est satisfaisant, tu as le « wahou effect » mais ensuite tout se dégrade, la durée de vie est faible, on perd en puissance, en autonomie.

 

 

Un consultant de choix en la personne de François d’Hæne

En 2023, le département lampes de Pezl travaille déjà sur les frontales qui seront lancées sur le marché dans six ans. Les produits doivent répondre à certaines normes notamment celles concernant l’électromagnétisme, des accus… Des protocoles permettent de déterminer par exemple le nombre de lumens, la résistance à l’étanchéité (indice IP)…

 

Mais Petzl travaille aussi dans le détail sur un aspect qui est parfois négligé par ses concurrents rappelle Raphaël Bortolotti : « On s’adresse avant tout à des sportifs qui se déplacent, qui bougent, qui sautent, on crée donc des produits qui permettent le mouvement. Ça parait évident mais on a beaucoup de concurrents qui viennent du monde pro et qui ne traitent pas cette question : la légèreté, la tenue sur la tête, sont encore et toujours des axes de recherche et de développement avec le ratio performance/poids/autonomie ». Et pour enfoncer le clou, Petzl a un consultant de choix en la personne de François d’Hæne qui partage son expérience d’ultra traileur vainqueur des plus grandes courses de la planète running.

 

Le service R&D cerne ses besoins, le fait réagir ensuite à des prototypes pour développer des produits très pointus et élitistes. Les metteurs au point Petzl utilisent aussi beaucoup de le « field test » ou test terrain avec des utilisateurs qui ne sont pas forcément des athlètes, qui peuvent donner aussi des avis sur de longues périodes d’essais.

Petzl affiche au compteur des millions de ventes de frontales depuis le début de l’aventure. Les ventes suivent le marché de l’outdoor en pleine extension. Mais les solutions Petzl répondent aussi à la vie quotidienne : coupure de courant, camping au fond de son jardin, petite randonnée… Les lampes frontales font partie du kit dès que l’on projette une sortie. Il suffit d’ailleurs d’aller dans les magasins outdoor : les lampes frontales ne sont jamais loin des rayons des sacs de couchage, du matériel de camping… C’est aussi une grande part du marché avec celui des professionnels travaillant en verticalité.

 

 

 

 

 

QUELQUES ASPECTS TECHNIQUES SUR LES FRONTALES 

La qualité du faisceau

Au-delà des différentes formes de faisceaux, il est important de vérifier l’homogénéité de ces derniers. Quelle que soit sa forme, le faisceau d’une lampe frontale Petzl est toujours homogène et donc confortable. Par ailleurs, afin d’assurer un éclairage optimal, les optiques de nos lampes frontales sont conçues avec une extrême précision et sont dotées de composants d’excellente qualité.

La qualité du faisceau est totalement dépendante de celle des leds et du travail réalisé sur l’optique utilisée. Ce dernier est complexe et demande les connaissances d’ingénieur en optique. Petzl à fait le choix, depuis longtemps, d’intégrer au sein de ses équipes de recherche ces compétences et travaille également en étroite collaboration avec des laboratoires extérieurs.

 

Faisceau parfaitement homogène : pas de tâches d’ombre, irrégularités ou de points d’éblouissement, qui fatiguent la vue et gênent le confort visuel.

 

 

L’étanchéité d’une lampe frontale est garantie par son indice IP

Cet indice classe le degré de protection d’un matériel face aux intrusions de corps solides (poussières…) et liquides (eau, huile…).

Deux normes encadrent l’indice IP

– La norme IEC 60529 concerne l’ensemble des produits électroniques et donc les lampes frontales. Elle définit les niveaux de protection contre les corps solides et liquides et décrit les tests associés à effectuer en fonction de l’indice IP du produit.
L’indice IP est constitué de deux chiffres :

  • Le premier chiffre correspond à la protection effective contre les corps solides.
  • Le deuxième chiffre correspond à l’indice de protection effective contre les corps liquides. On parle plus couramment de l’étanchéité.

 

– La norme ANSI/PLATO FL 1 définit quant à elle une notion supplémentaire en donnant les critères d’acceptation des tests pour les indices IPX4, IPX7 et IPX8.

 

 

 

 

Transamericana avec Rickey Gates



À une époque d'incertitude politique et de montée des différences, le coureur américain d'ultra-trail Rickey Gates part à pied à travers l'Amérique. En plein milieu des élections présidentielles de 2016, qui ont vu le candidat républicain Donald Trump remporter la victoire, Rickey Gates s'est rendu compte que l'Amérique qu'il connaissait n'était pas nécessairement la véritable Amérique. Intrigué et curieux, Gates décide de partir et d'aller voir par lui-même ce qu'il en est, afin d'essayer de comprendre ses compatriotes. Au départ de l'océan Atlantique en Caroline du Sud, le voyage de Gates lui prend 5 mois et près de 6 000 km jusqu'à l'océan Pacifique à San Francisco, en Californie. Ce qui commence comme une quête de la véritable Amérique, pendant une période de troubles politiques, devient finalement une histoire d'identité à mesure que Gates commence à trouver de la clarté et du sens dans sa propre vie.













































































































































































































































































































































FIRST CORE HOT DEAL
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