Bilan mitigé pour cet Atomic Redster S8 Revoshock C que l’on a pris de prime abord pour un ski premium avec sa robe Redster. Conçu pour les petits virages, on a découvert un ski peu performant, accessible, certes, mais peu solide sous le pied si on le pousse ou si l’on a un gabarit important.
On note tout de suite une très grande légèreté. Le ski est assez droit, très court, avec l’avantage de se mettre très vite en pivot. On a l’impression d’avoir un petit jouet avec peu de matière sous le pied.
Tous les pivotements et toutes les mises en dérapé sont très faciles à initier. Idem pour les bosses : c’est un vrai régal.
À des vitesses soutenues, il vibre beaucoup devant alors que le talon est plutôt ancré. Il ne piège cependant pas et ne renvoie pas, il ne coince pas le skieur sur des déséquilibres arrière. Ce n’est pas un ski qui survivre en dérapé/glissé.
Par contre, quand on le met sur la carre de manière assez intuitive, il commence à dérouler. Les gros gabarits, s’ils augmentent la vitesse en chargeant la spatule, notent qu’il a vraiment tendance à se dérober. Soit on le skie un peu plus grand (163 cm taille du test), soit il n’est pas fait pour des gabarits plus importants.
De manière générale, cet Atomic Redster S8 Revoshock C reste agréable et performant jusqu’à une certaine vitesse mais après, le tableau se dégrade fortement. Mais si l’on vise des vitesses moyennes, il déroule bien la courbe de manière saine. Pas besoin d’une grosse technique pour en tirer parti. Par contre si on veut augmenter la vitesse fortement, si on vient le chercher devant, il s’écrase, il se dérobe. Il vaut mieux le skier en léger appui talon, il faut bien doser.
Si on skie juste (et avec un gabarit peu important) l’Atomic Redster S8 Revoshock C, on découvre un produit capable de fortes angulations et d’une très bonne tenue sur neige dure. En dosant ses appuis, il a du jus et permet de balancer les pieds assez loin à gauche et à droite sans avoir de réelle surprise. Il faut être tout de même un skieur élaboré pour pouvoir gérer ses placements du corps avant/arrière. Il reste assez performant dans cette configuration.
Quand on veut allonger les rayons, l’Atomic Redster S8 Revoshock C vibre beaucoup devant. Il absorbe les vibrations jusqu’à un certain point. Pour le piloter, on a tendance à venir en appui talon en laissant glisser, en prenant de l’angulation. Il ne faut pas, non plus, aller trop derrière parce qu’il n’est pas très raide…
Sa finesse sous le pied ne gêne pas trop. Il dérape très facilement.
Sa qualité perçue est bonne. Sa filiation en termes de design avec la gamme racing Atomic est étonnante. Pour un haut de gamme performant (très) amadoué on aurait vu une cosmétique moins énervée.
L’embout spatule est bon, il n’accroche pas trop quand on croise les skis. Il faut tout de même l’avoir à l’œil, on a vu des embouts qui sont plus intégrés au ski
Pour un skieur peu physique qui souhaite évoluer en petits virages avec un ski facile.
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