Voici comment l’on définit la Salomon Pulsar Trail Pro 2 : une chaussure pour distance moyenne et terrain peu technique. Il ne faut donc pas s’attendre à une bête de course, à une semelle au mordant indiscutable dans les dévers et zones humides.
Le premier contact avec la Salomon Pulsar Trail Pro 2 commence avec le chaussage, pas franchement facile. Pas de doute, on se trouve bien en présence d’une empeigne « unibody ». En l’absence de sangle au niveau du talon, et en présence d’un enveloppement très « ajusté », le pied a du mal à passer. Arrive ensuite le serrage du quicklace, très (trop) puissant, qui peut provoquer un inconfort s’il n’est pas bien dosé. De manière globale, le dessus de pied, en l’absence de languette rembourrée et avec le lacet rond, est inconfortable. Pas facile de bourrer le surplus du lacet dans la mini pochette.
L’autre point notable concerne la faible largeur de la semelle de la Salomon Pulsar Trail Pro 2 en talon. Si l’on vient la chercher en appui talon, on remarque de l’instabilité latérale, effet largement minoré (voire qui disparait) si on la travaille midfoot ou fore foot.
On découvre alors une chaussure qui lance naturellement le coureur vers l’avant grâce à un bel effet de bascule. Pas de doute, le rocker couplé à la plaque Energy Blade est très efficace et l’on peut courir vite…
En matière d’amorti, nous avons été surpris par cette Salomon Pulsar Trail Pro 2 qui filtre finalement peu comparé à certaines chaussures. On bénéficie en tout cas d’un bon appui au sol pour accélérer. Chez Hoka, l’amorti de la Zinal 2 est plus prononcé.
En ce qui concerne l’accroche, la Salomon Pulsar Trail Pro 2 propose un grip cohérent avec son programme : pas de terrain technique, pas de boue. Les crampons sont conçus pour aller vite et ne pas grever le poids de la chaussure qui affiche 260 grammes.
La fabrication est très soignée, sans coutures à l’exception des mini sangles faisant office d’œillets. Le mesh semble solide mais il faudra confirmer au fil des mois. On a beaucoup aimé l’enveloppement de la cheville par la tige. Cette technologie est désormais maîtrisée : pas de bâillement du matériau, aucun débris ne passe entre le pied et la cheville.
Une bonne option pour des trails plutôt courts et peu techniques. Une semelle peu large en talon qu’il faut savoir gérer. Dynamisme et rocker bien dosés.
Nous avons utilisé cet équipement sur une longue période de temps
Voici ce que nous pensons après une utilisation intensive :
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