PASS’PORTES du Soleil MTB !
7800 vététistes ! Le domaine des Portes du Soleil, l’un des plus vastes au monde, est un paradis pour la descente. Up & down, non stop. Chaque pente, de la France à la Suisse est équipée pour le MTB. Bluffant. Test4outside.com a pris la (bonne) inclinaison et raconte.
Texte et photos : Franck Oddoux
Que s’est-il vraiment passé sur le domaine franco-suisse des Portes du Soleil ? Rien. Ou plutôt l’essentiel : chaque vététiste a inventé ses règles, a choisi ses trajectoires, son timing, ses potes de jeu. Car la Pass’Portes n’est pas une course. Ça a d’ailleurs de quoi déstabiliser les observateurs : il n’y a pas de départ en ligne, pas de chronomètre. WTF ? Chacun part de l’un des villages/stations des Portes du Soleil (dont les plus connus sont Morzine, Avoriaz, les Gets, Chatel), à l’heure qu’il veut. A la carte, au sens propre comme au figuré : on invente son propre tracé sur la map.
Les remontées mécaniques sont ouvertes, open bar, un sésame anti-transpiration : on est là pour se faire plaisir à la descente, pas trimer à la montée. Pro de la downhill, amateur éclairé, bande de potes, familles, fils et son père, copines, tous sont partis pour un voyage ludique, up and down, en 3D.
DESCENTE AU PARADIS
La compagne sexy des Pass’Portes est la gravité, maitresse silencieuse qui permet de passer d’une vallée à l’autre, sans effort. Le forfait donne accès aux infrastructures, il faut le rappeler, de l’un des plus vastes et beaux domaines skiables au monde. Mais ici on ne s’est pas contentés de l’économie hivernale, on a pensé « MTB », en grand, très grand ! Et ça se voit : partout. Des modules à perte de vue, des lignes, des whoops, des sauts, des pistes, des single jusqu’à plus soif. Franchement, les possibilités sont infinies. La Pass’Portes est le moyen de prendre l’ampleur de ce paradis pour mountain biker. Ça n’en fini plus de descendre. L’analogie avec l’héliski est tout à fait valable : on prend juste le meilleur, des descentes champagne, exceptionnelles, sans la galère de la remontée. Des milliers de mètres de dénivelé, de quoi presque donner le tournis. Même les plus acharnés ne peuvent pas tout tracer dans la journée (on peut cumuler les journées aussi…).
DE LA FRANCE À LA SUISSE ET… INVERSEMENT !
Les organisateurs ont été particulièrement cleaver dans la mise au point de la Pass’Portes : comme il n’y a pas de départ groupé, les 7800 riders sont disséminés sur la totalité du domaine. A aucun moment on a le sentiment de foule, d’embouteillages, d’engorgements sur les single. Et puis, le tracé king size saute une frontière. Il faut plusieurs bonds pour aller jusqu’en Suisse, dans les villages typiques de Morgins et des Crosets. Changement d’ambiance.
Comme la fluidité des remontées mécaniques, l’accueil du personnel et la multitude des itinéraires de descente ne suffisaient pas, les Portes du Soleil ont mis en place des ravitaillements fournis et gourmands. Les bikers ne sont pas des bouffeurs de barres de céréales bon marché. Au programme, au menu plutôt des arrêts au stand : tartiflette géante, fromage d’Abondance, tireuses de bières, cochon de lait (!)… Dans ces terres, on est fier de son terroir et on veut le partager. Les rouleurs étrangers ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, sur la Pass’Portes on parle quasiment autant anglais, russe, italien, espagnol que français. Tous réunis dans une ambiance biker soft.
L’AVENIR DES STATIONS
Les Portes du Soleil ont bien entendu un relief et des infrastructures incroyables pour ce genre de rassemblement, mais ses décideurs ont eu l’énergie de la création. Ils ont anticipé mieux que la plupart des autres stations l’engouement incroyable autour du MTB. Mieux, ce qu’ils ont créé avec la Pass’Portes (Potes ?) préfigure certainement l’avenir des activités estivales en station : des évènements conviviaux, accessibles à tous, où l’on a des sensations. L’antithèse des courses en sac, des randonnées soporifiques et autres fêtes des alpages vues et revues. Il était temps de secouer le paysage de l’offre touristique, les Portes du Soleil l’ont fait, d’une belle manière : la poignée en coin.
Transamericana avec Rickey Gates












































































































































































































