KILIAN JORNET EVEREST SUMMITER !
Le 21 mai, Kilian Jornet a atteint le sommet de l’Everest : 8848 m. Après être parti du camp de base, près du monastère de Rongbuck (5100m) le 20 mai à 22 heures, Kilian est de retour le 22 mai au camp de base avancé (6500) après avoir atteint le sommet à minuit. 26 heures d’ascension.
« Jusqu’à 7700 mètres je me suis senti bien et je suivais mes plans, mais à partir de ce point, j’ai commencé à avoir mal au ventre, certainement à cause d’une infection intestinale. J’ai du alors avancer très doucement et m’arrêter régulièrement pour récupérer, pour atteindre le sommet à minuit ».
Suite à la fatigue provoquée par les problèmes de ventre, Kilian a choisi d’arrêter sa tentative au Camp de base avancé et non pas à Rongbuck comme prévu.

3800 mètres de dénivelé +
Le challenge consistait à avaler 3800 mètres de dénivelé positif dont une grande partie sur des moraines gigantesques pour ensuite entrer dans le monde de la haute altitude. Kilian avait prévu d’emprunter l’arrête nord puis la voie classique et enfin le couloir Norton qui avait vu la première descente en snowboard par le surdoué Marco Siffredi (en 2001, 2448 mètres de couloir !). Mais devant l’état du couloir actuellement, cette option a été écartée.
Summit of his Life
La boucle est donc bouclée pour Kilian Jornet qui s’est élancé en 2012 sur son projet « Summit of my Life », soit l’ascension, ou plutôt de « l’alpitrail » sur les plus hauts sommets de chaque continent. Une version revisitée et plus rapide des « seven summits ». Petit rappel des faits et des réalisations (souvent des records de vitesse) de Kilian : Mont Blanc 4810 m en 2012, Cervin 4478 m en 2013, Elbrouz 5642 m en 2014, Mc Kinley 6186 m en 2014, Aconcagua 6962 m en 2014, Everest 8848 m en 2017. Le Kilimandjaro (5895 m) avait été couru en 2010.
Pas de record
Sa tentative de record sur l’Everest est un projet particulier car Kilian est parti de très bas, avec un matériel modulable (et léger) qui lui permet d’aller très vite dans cette partie « roulante ». Elle s’inscrit dans ce désir d’aller le plus rapidement possible sur le toit de l’Everest (sherpa Pemba Dorj, en 2004 est monté en 8 heures et 10 mn). Historiquement, les alpinistes avec le style alpin ont repoussé les limites plusieurs fois, avec notamment, l’exploit de Marc Batard qui atteint le sommet en 22 heures et 29 minutes. Mais attention, il faut comparer ce qui est comparable : les itinéraires choisis (versant nord, voie normale népalaise) et les conditions très changeantes d’une année sur l’autre. Et surtout avec oxygène ou non, avec cordes fixes ou non. Kilian n’a utilisé ni l’un ni l’autre. Respirer l’air raréfié de l’Everest est un jeu très dangereux malgré l’apparente « démocratisation » de Chomolungma, la mort d’Ueli Steck en ce début d’année est là pour le rappeler brutalement.
Transamericana avec Rickey Gates











































































































































