Le sac de ski de randonnée Osprey Firn 28 joue la carte de légèreté avant tout. C’est un sac que nous avons beaucoup aimé mais il lui manque quelques détails pour être parfait.
Light, minutieusement conçu, il propose un tissu Nylon recyclé et un traitement DWR qui permet à ce sac d’être très efficace dans le mauvais temps, la neige mouillée par exemple. Les infiltrations d’eau sont fortement retardées, un bon point pour garder ses affaires sèches. Il faut cependant vérifier dans le temps la durée de vie de ce matériau, notamment à l’exposition aux UV.
Une fois sur le dos, pas de doute, on se trouve bien dans l’univers Osprey. Le portage est agréable, très au point avec ce mélange de souplesse et de fermeté. Le sac n’empêche en rien les mouvements. On ne note aucun point dur. On aime toujours la facilité de maniement des sangles fines. Premier bémol, on note que la sangle de poitrine est très longue (une bonne chose pour s’adapter aux gros gabarits) mais le surplus, quand on ajuste vraiment le sac, mériterait un élastique de maintien. Sinon la sangle peut fouetter le bas du visage. Idem pour la sangle ventrale qui pourrait être dotée d’élastiques pour fixer le surplus de sangle.
Le portage des skis en diagonale sur le sac (qui doit être rempli) est assez intuitif. Il est basé, de manière classique sur une mini sangle pour passer le talon des skis. L’avant de la fixation des skis est quant à lui serré par une longue sangle élastique dissimulée dans le sac. Un gros crochet permet de fixer le tout. L’efficacité du système dépend du remplissage du sac (pour bien tendre et caler les skis contre) mais aussi du poids des skis qui peuvent être des modèles de randonnée allégés ou des skis de freeride beaucoup plus lourd. Attention à bien repousser la petite sangle de fixation des talons de ski (une de chaque côté du sac) quand on ne l’utilise pas à la descente, elle peut se prendre dans les branches en forêt. L’opération n’est pas super aisée les doigts froids. Si sur le papier la pose des skis sans quitter le sac est annoncée, la réalité est un peu plus compliquée.
On a vraiment aimé le compartiment à droite du sac pour loger les peaux de phoque et les crampons. Comme toujours chez Osprey, les zips coulissent à merveille.
Deux piolets peuvent être accroché au sac, des bâtons télescopiques, les attaches « discrètes » ne sont pas toujours d’un mode d’emploi facile. Excellent porte-matériel à droite de la ceinture ventrale.
La fermeture du sommet du sac à l’aide d’un crochet métallique est très esthétique, mais pas forcément la plus rapide ni la plus pratique avec des doigts froids. Ne se manie pas avec des gants. Son ouverture donne accès au matériel de secours en cas d’avalanche.
Le dos très confortable possède une couleur superbe mais rapidement salissante. Le Osprey Firn 28 peut être choisi en couleur « Sandy Grey » avec un dos « Tequila Orange » mais sensible aux salissures. En tout cas, le design global, très épuré, avec des solutions techniques « minimalistes » est superbe.
L’ouverture du cordon (disposé sous le rabat) du sac est rapide, il suffit de tirer.
Un bon sac léger, confortable au portage, très bien réalisé. Quelques petits détails à modifier pour qu’il décroche un award.
Nous avons utilisé cet équipement sur une longue période de temps
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