Nous avons aimé ce K2 Mindbinder 106C, un vrai ski de freeride, solide sous le pied. Commençons par les évolutions sur neige dure, ce qui n’est pas, à clairement parler, son programme de prédilection. Mais c’est souvent sur ce type d’évolutions que l’on voit ce qu’un ski a dans le ventre.
Avec 106 millimètres sous le pied, on sent logiquement, le bras de levier pour mettre le K2 Mindbinder 106C sur la carre. Dans la pente, sur neige dure, on sent aussi un peu de torsion, il prend, il relâche. Une sensation pas super agréable… ou alors, il faut accepter de prendre de la vitesse et faire des appuis coupés. Et là, on part sur de très beaux appuis coupés sur des rayons assez longs.
Les changements de rayons demandent un peu de métier car c’est un ski assez énergisé sous le pied : pour entretenir la courbe, il faut être bien placé. Si on est un peu trop incisif, si on brusque le K2 Mindbinder 106C en le chargeant trop sur l’avant, il peut décrocher. Inversement, si on est trop derrière, il peut devenir sous-vireur.
Il faut donc doser à la fois les attitudes antéro-postérieures et les angulations. Une finesse sur neige dure qu’un skieur expérimenté possède. Sur neige compacte voire très glacée, c’est un peu plus délicat… Il possède un bon grip mais il faut le mettre en angulation prononcée. Il faut avoir de la vitesse pour lui mettre de la pression, pour qu’il accroche, il faut ajouter des choses, être actif. Ce n’est pas forcément instinctif.
C’est un peu une caractéristique de ce type de ski large (sauf exception) mais il faut rajouter des choses, il faut être attentif, il faut parfois le brusquer ou au contraire skier relâché, faire de l’extension, de l’avalement…
Par contre, sur neige molle, c’est un vrai bonheur car les évolutions à plat sont naturelles chez le K2 Mindbinder 106C. En glissé/dérapé, c’est un ski, malgré sa taille, qui est excellent, très réactif. Il ne demande pas de se triturer les méninges pour obtenir d’excellents résultats.
On peut aller assez vite avec ce K2 Mindbinder 106C même s’il a un peu du flop devant. Du fait de son rocker, la spatule remonte un peu mais le relevé n’est pas trop exagéré c’est donc tout à fait gérable. Son comportement est assez agréable notamment dans les paquets de neige où il absorbe et ne renvoie pas trop dans les jambes.
Il permet d’accélérer, d’être au-dessus des problèmes. C’est un vrai un vrai passe-partout.
Le K2 Mindbinder 106C produit un bruit très caractéristique. Son qui est plutôt engageant parce qu’il ne sonne pas le creux : un son mat qui fait sérieux.
Le top sheet est super résistant comme celui présent sur toute la gamme K2. Le K2 Mindbinder 106C n’a pas de talon relevé qui accroche quand on fait, par exemple, du pas de patineur. Une belle déco assez sympa.
Un très bon ski de freeride, qui offre un bon appui et des évolutions en hors-piste tout à fait convaincantes. Une valeur sure.
Nous avons utilisé cet équipement sur une longue période de temps
Voici ce que nous pensons après une utilisation intensive :
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