L’Atomic Backland 65 UL annonce clairement la couleur « il monte aussi vite qu’il skie… ». Avec ses 670 grammes sur la balance, c’est flatteur pour la montée. Son rayon de 24 mètres complète sa capacité à avaler du dénivelé. C’est une fusée dans les pentes, avec les peaux. Il est doté d’une stabilité et d’une accroche très correctes sur l’ensemble de la longueur de carres. Il offre donc une certaine sécurité dans les dévers, dans les pentes raides à la montée. La tenue sur la carre dans ces conditions a été qualifiée « d’assez géniale »…
Dans les descentes, on retrouve ses qualités sur la carre mais dans des proportions tout à fait limitées. Même si cet Atomic Backland 65 UL permet des évolutions assez contrôlées et rapides dans un nombre important de types de neige, il faut tout de même garder son sang-froid.
Un ski pour compétiteur, conçu pour offrir un maximum de légèreté. Un ski extrême qui ne peut pas prétendre à une qualité de skiabilité. Il s’agit bien entendu d’un compromis, d’un déplacement de curseur vers le gain de poids au détriment de la qualité de courbe.
On ressent très bien tout ce qui se passe sous le pied, c’est bien entendu dû à la faible largeur de l’Atomic Backland 65 UL. La longueur de carres est importante, c’est intéressant, car là encore, on a un bon retour de sensations. On note un léger relevé de talon qui améliore encore le pivotement, une spatule efficace, ultra légère.
Globalement, cet Atomic Backland 65 UL reste skiable malgré son poids plume à condition de le skier dans des neiges que l’on peut qualifier de « classiques », à l’exclusion de la neige profonde, des surfaces parsemées de paquets durs etc…
Sur la carre, dans la pente raide, dans les phases qui nécessitent de l’accroche, on a un très bon grip et donc une sécurité importante. Cette accroche ne contredit pas la capacité de l’Atomic Backland 65 UL à produire des virages à plat lorsque l’on veut mettre le ski en pivotement.
Par contre, sur les terrains plus complexes, durs, irréguliers, chaotiques, l’avant du ski montre un plus grand flou. La conduite de courbe, le bouclage du virage deviennent très complexes à maitriser. L’équilibre est mis à mal, la spatule prend, se dérobe, prend à nouveau… Elle ne met pas longtemps à revenir en position mais c’est désarçonnant. On a du mal à rechercher le pivotement. On a tendance à se mettre en arrière où le ski donne de la sécurité car le talon ne bouge pas. On le sent ferme à partir du dessous du pied, on a une bonne accroche.
Dans ces terrains chaotiques, l’Atomic Backland 65 UL n’amplifie pas les mouvements, il n’absorbe pas spécialement mais il n’exagère pas le chaos du terrain, il n’amplifie pas les vibrations. Dès que l’on va trop le chercher sur l’avant, il inspire moins de confiance.
Le récital change quand la neige devient un peu plus régulière, là, on découvre un ski plutôt agréable même s’il faut toujours le considérer comme un pur ski de compétition. On se rapproche un peu plus de skis de 300 à 400 grammes plus lourds, on a un regain de skiabilité : pivotement, inscription dans la courbe…
Un pur produit pour la montée, en compétition. De manière logique, il demande beaucoup plus d’attention à la descente. Pour skieur doté d’une technique affinée. Ski exclusif, le choix de la performance.
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